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« Réunionnais du monde » : la communauté d’expatriés vous offre l’actualité

Un nouveau moyen de se tenir informé sur l’actualité réunionnaise a fait son apparition sur la toile. Reunionnaisdumonde.com est un site d’information participatif, alimenté par les Réunionnais en métropole comme à l’étranger et qui permet de relier les expatriés du monde entier à leur île natale.

 

 

Internet abolit les frontières géographiques et temporelles, et permet de créer des passerelles entre un pays et sa diaspora. Dans la tendance web 2.0, on trouve des sites d’informations communautaires comme Reunionnaisdumonde.com. A l’origine de ce projet, un journaliste, Nicolas Martin, qui décide en 2005 de se lancer dans le réseautage en ligne. De retour après dix ans passés loin de son île natale, il décide de créer « Réunionnais du monde », pour les quelques 250 000 expatriés vivant en dehors de la Réunion.

Le site fédère aujourd’hui plusieurs milliers de personnes et dépasse les 400 000 pages vues par mois. Il se différencie des autres réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, en proposant d’autres types d’informations et des services utiles conçus sur mesure pour les Réunionnais du monde. Soutenu par le service public, ce site constitue un lieu d’échange d’offres d’emplois, de bonnes adresses, de réductions sur les voyages et prestations touristiques, ou encore de produits réunionnais en vente dans la boutique en ligne.

Mais « Réunionnais du monde » c’est surtout un lieu de partage d’informations et d’expériences. Interviews, portraits, reportages, web tv et web radio, tout est réuni pour connaître l’actualité culturelle et économique des Réunionnais à travers le monde. En plus d’informer, le site a pour vocation de promouvoir l’île en terme d’image et de repérer les expatriés disséminés en Métropole et à l’étranger qui s’épanouissent dans leurs études et leur travail tout en exportant les valeurs réunionnaises dans le monde.

 

 

Texte rédigé par Amandine Fournier

Euronews : Un avenir numérique

Très bien implantée en Europe, Euronews est une chaîne d’information qui surfe sur les nouvelles pratiques journalistiques. Novatrice, déjà, avec la création de la chaîne You Tube “No Comment Tv” son programme phare, Euronews s’était positionnée comme une entreprise audiovisuelle ne délaissant pas la toile. Depuis 2 ans, le média d’information est présent sur le marché de la télévision connectée, ce qui en fait l’une des chaines de télévision les plus connectées du monde.

Sur Panasonic, Philips, Toshiba et désormais Google TV, Sony et bientôt LG, l’application Euronews est présente sur la quasi totalité des supports pour Smart Tv. Branchée, Euronews l’est ! Émettant ses programmes d’informations depuis 1993, la chaîne internationale basée à Lyon se veut être une chaîne n’ayant pas de « parti pris » selon son site internet, relatant « la réalité en toute objectivité, en toute intégrité », son slogan l’ «Info Pure ».

Une chaine faite pour le numérique
L’ « info pure » c’est justement ce qui permet à la chaîne européenne de s’inscrire de manière pérenne dans le paysage numérique et audiovisuel. Le pari sera- t-il gagnant ? La réponse ne peut être donnée pour le moment, mais selon NPA conseil, un foyer sur quatre sera équipé d’un téléviseur connecté avant la fin de l’année 2012. Et même si pour le moment les Smart TV ne sont pas encore au point, la chaîne n’hésite pas à s’installer sur ce créneau.

Avec ses 400 journalistes de 25 nationalités différentes, ses 11 éditions couvrant 350 millions de personnes dans 155 pays, Euronews a les atouts pour devenir un pilier de la télévision connectée. Son point fort : les programmes de la chaîne. Courts, brefs et concis, sans présentation (ou peu), internationaux et en plusieurs langues, les reportages de la chaîne sont un véritable avantage pour les fabricants de Smart Tv.

Le pari du numérique
C’est l’une des premières télévisions à s’être intéressées à la télévision connectée. Dès 2010, Euronews a proposé son application pour le fabricant Panasonic, accessible sur la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) avant de continuer en 2011 pour deux autres marques, Philips sur la zone Monde et Roku, pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Irlande. Depuis le début de l’année 2012, Euronews a décidé de passer la vitesse supérieure. Au total, pas moins de 8 nouveaux fabricants vont proposer l’application Euronews et Google TV en fait partie pour la zone Etats-Unis. Euronews fait donc le pari d’exporter ses programmes outre atlantique.

Via Google TV, cinq langues sont actuellement mises à disposition des habitants américains, Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. Et ceux même si la chaîne diffuse déjà ses programmes au pays de l’Oncle Sam, être présent sur le numérique correspond à la philosophie de la chaine.No Comment (Programme court, sans voix off), les magazines et bulletins d’informations seront diffusés sur la Smart TV.

Selon une étude de marché, 123 millions de postes dans le monde devraient pouvoir se connecter à l’application Euronews sur les Smart TV en 2014, de quoi rassurer les dirigeants de la chaîne.

Texte rédiger par Thibaud Texeire

La French Tv: Arte à la sauce américaine

Depuis 1989, Arte rehausse le niveau de la télévision européenne grâce à sa programmation artistique et culturelle. Depuis le mois dernier, une web Tv franco-américain entend exporter le modèle et mener le même projet outre atlantique : c’est la French tv.

Lancé courant février, La French tv est une web Tv américaine basé à San Francisco. Son fondateur, le réalisateur de documentaire Laurent le Gall est californien depuis presque 30 ans, mais comme le nom de sa chaine l’indique, il est avant tout français.

La French TV est une chaine résolument tournée vers la culture  comme sa lointaine cousine franco-germanique dont le slogan est «la télé qui vous allume» . Pour ce faire, l’équipe propose des capsules sur l’art, le voyage, et des documentaires sur la nature.

Une chaîne multilingue et multiculturelle
Cette nouvelle chaine s’adresse principalement a la communauté francophone d’Amérique du Nord – en cela, elle s’apparente plus ou moins à une version animée du magazine France-Amérique -. Ce choix de cœur de cible l’incite a utilisé conjointement les langues de Shakespeare et de Molière. On peut ainsi profiter du contenu du site dans une langue comme dans l’autre.

Parallèlement, l’aspect multiculturel de son auditoire l’oblige à diffuser des reportages à la fois sur ce qui intéresse les américains de la culture des frogs, et ce qui nous intéresse, nous, du rêve américain. Ainsi, la programmation du moment laisse la place belle à The Artist, l’Amérique en marge, celle qui sent la liberté (Le Burning Man), ou encore au DJs de la French Touch.

Pour couronner le tout, il y a ce qui fait le succès de la webTv: la découverte de l’Amérique profonde grâce à un oublié de la télévision française: Gérard Klein.

The Teacher
On l’avait quelque peu perdu de vue en France, Gérard Klein, l’ancien acteur de la série télévisée «L’Instit» a rejoint l’équipe de La French Tv pour les besoins d’un documentaire en mode Road Trip.

Celui qu’on a connu comme Victor Novak explore depuis quelques temps les États-Unis, d’État en État, pour «L’Amérique dans tous ses états». Résultat, 50 épisodes qui racontent les 50 États d’Amérique. Au final, c’est une véritable encyclopédie sur l’american way of life que nous livre l’acteur.

Chacun de ces opus est un pont entre les la France et l’Amérique, comme celui sur le Vermont où M. Klein nous apprend que cette région c’est un peu la Normandie made in USA. Bref, Victor Novak a définitivement abandonné moto, tableau noir et élèves pour un pick up et un banjo et s’est lancé dans une nouvelle aventure loin des sentiers battus.

“La French TV, based in San Francisco (California), is a cultural web TV channel promoting open-mindedness via inspiring videos to its multicultural audiences.“

 Retrouvez la French Tv sur twitter: http://twitter.com/lafrenchtv

Texte rédigé par Maxence Knepper

E.K. TV : Une Web Tv ambitieuse

Elles fleurissent sur la toile et feront probablement partie intégrante de la télévision de demain. Les Web Tv ont le vent en poupe et se démocratisent. Cette semaine nous avons rencontré Vincent Stuart, fondateur et directeur d’EK TV, une Web Tv belge. Le temps d’un entretien il revient sur le concept de sa télévision, sur son approche du Web et sur l’avenir.

Logo EK TV

C’est à Mons en Belgique, que se trouvent les studios d’EK TV. Cette Web Tv ou plutôt « télévision qui utilise le Web » pour diffuser ses programmes, est née il y a trois ans par la volonté de Vincent Stuart. C’est par la musique que le créateur s’est rapproché de la télévision. D’abord musicien, c’est en tant qu’ingénieur du son qu’il a fait ses débuts dans l’univers audiovisuel.  Très vite il se sent à l’ « étroit » et « Frustré par les contraintes d’une télévision ». Il assiste alors au développement du web et décide de se lancer : « J’ai commencé à temps partiel,  c’était le moment de créer un média comme nous voulions le faire ».

Le créateur d’EK TV décrit son rôle de fondateur et directeur au sein de la Web Tv : « Etre fondateur, c’est la passion, directeur c’est la raison ». Pour lui il est important de faire «  ce que l’on a envie de faire ».

Le concept EK TV : le décloisonnement des programmes
Vincent Stuart décrit son média comme un support, « un laboratoire hybride. Nous créons encore le média en expérimentant ». Cependant, il y a une ligne éditoriale de base : « nous faisons tout sauf de l’information ». D’après lui l’information n’est pas ou plus possible sur la toile : « Faire de l’information nous géolocalise, nous ne voulons pas avoir de barrières. De plus, nous n’avons pas de place à nous faire dans ce domaine, on ne peut pas lutter contre les chaines nationales et locales ».  EK TV décide donc d’axer ses programmes sur le sport, la musique ou encore l’art.

Pour son fondateur, EK TV a « une ligne éditoriale forte et qui veut se positionner comme un média tv sur le web. Nous sommes très présents sur le sport mais pas que. Nous voulons créer des ponts entre des univers très différents et partons du principe qu’il peut y avoir, via le sport  (ndlr : qui draine un grand nombre d’audience) un effet boule de neige sur d’autres centres d’intérêts, musique, ciné ou expo. ». Vincent Stuart explique qu’il s’agit d’un « pari » car il n’est « pas évident de créer un grand écart  entre des contenus vraiment divers ».

Annonce d’un match de Basket du BMH, dont EK TV est partenaire, diffusé en direct

La volonté d’EK TV est d’avoir une portée internationale. Certes, bon nombres de programmes concernent la région (ndlr : Football –  RAEC et Basket – BMH), mais ils sont également nombreux à être destinés à un public plus international, tous étant d’ailleurs sous titrés en Anglais et en Allemand. EK TV, diffuse ses programmes en VOD ou en direct, l’une des grandes particularités de la chaine en comparaison avec les Web Tv classiques : « Dès que tu fais du sport, tu es inévitablement confronté au direct. Mais ce n’est pas facile d’en faire, car il faut des moyens techniques importants ».

Enfin la dernière stratégie d’EK Tv est celle de compter sur les pointures sportives, musicales, cinématographiques ou artistiques avec tout ce que cela implique. Vincent Stuart explique : « Les programmes sur internet se font sur ce qui est émergent, nous voulons travailler avec les pointures. Pour le sport, nous avons des partenariats avec des équipes de première division (Football et Basket). Pour la musique, nous couvrons les concerts d’artistes de grande renommée,  Arno par exemple. Nous sommes ambitieux. Cela implique des moyens importants car nous devons être performants et produire quelque chose de qualité au vue des partenariats que nous avons, si nous voulons être crédibles ». Cela a un coût, et si la plupart des programmes proposés sur le site sont gratuits, certains sont par contre payants ; Le prix de l’exclusivité.

Internet, un espace de liberté
Le fondateur de la Web Tv veut se servir d’Internet  comme d’un support dans lequel les contraintes de la télévision n’existent pas. « Nous venons tous de médias classiques, presse, télévision, radio, nous étions frustrés par les contraintes : contenus, durées, formatage, segmentation… ». Mais le directeur y voit également un autre avantage : « Le Web nous  permet d’être créatifs, moins couteux et de produire des images dans le monde entier. Le Web nous permet d’avoir une certaine liberté journalistique en sortant du formatage et de la segmentation. Avec  internet, tout est possible ». Pour autant le Web n’a pas que des avantages. Un site Web nécessite « beaucoup de travail  et de sacrifices ». Vincent Stuart est conscient des risques que représente Internet : « Le Web est un environnement dans lequel on est vite oublié, il dématérialise et efface très vite, c’est la culture du superficiel, tout va très vite ».

Mais il reste quand même optimiste sur l’avenir, ou plutôt le présent : « Ce genre de télévision c’est plus que l’avenir, c’est le présent.  Tous les médias doivent dès aujourd’hui se redéfinir par rapport à l’existence d’internet. Même si en Belgique on est un peu à la traine… ». C’est aussi un bouleversement pour le journalisme : « Tout le journalisme se remet en question avec le Web et tous les modèles changent.  Tout est bouleversé. Le web bouleverse aujourd’hui l’industrie journalistique, comme cela a été le cas pour d’autres domaines comme la musique ».

Mais après trois ans d’existence, Vincent Stuart est résolument tourné sur l’avenir : « Nous allons faire une refonte de nos programmes et tirer les leçons de ce qui a marché et ce qui n’a pas marché».  Pour lui l’avenir ne peut que s’améliorer : « Nous avons des annonceurs qui commencent à y croire et qui nous aident financièrement.  Pour le moment nous avons réussi à réunir « les trois pieds du tabouret » : Programme, Audience et annonceurs ». Le site est en constante progression, l’an dernier un million de visiteurs issus de 115 pays se sont rendus sur le site pour un temps moyen consulté de 6 minutes cinquante. Voila de quoi rassurer Vincent Stuart.

Pour aller plus loin :
EK TV

Entretien réalisé par Thibaud Texeire

TéléPlus : la première Web TV de l’île Maurice

Lexpress.mu a toujours été le site d’informations le plus visité de l’île Maurice. Mais ces dernières années, un petit nouveau a fait son apparition et poursuit lentement son ascension. Le defimedia.info a lancé en janvier 2012 sa Web TV, TéléPlus, une chaîne qui surfe sur la vague des faits divers et des scandales en tout genre, des sujets qu’affectionnent particulièrement les mauriciens.

Si tous les médias mauriciens sont présents sur la toile, TéléPlus est la première Web TV à Maurice. Après la presse écrite, la radio, et le site web, le Défi Media Group s’est lancé dans une nouvelle aventure, la webtélé. Un pari réussi, puisque cette innovation a boosté les visites du site, qui s’est classé le jeudi 22 mars à la première place des sites d’informations les plus visités de l’île, détronant ainsi lexpress.mu. Par ailleurs, la chaîne Youtube de TéléPlus a enregistré pas moins de 1 601 868 vues depuis sa création en janvier 2012.

TéléPlus propose des émissions politiques, économiques, magazines, ou sports. Mais son programme phase s’intitule « Archives Criminelles ». Celui-ci retrace les crimes et autres faits divers qui ont marqué l’île. Un produit qui a été taillé à la mesure des attentes des téléspectateurs, qui raffolent de ces sujets. Si le Défi Media Group a osé s’aventurer sur d’autres supports multimédia, c’est pour bousculer la manière qu’on les mauriciens de s’informer, et de les divertir en plus de les éduquer.

L’objectif était aussi de proposer une alternative à la diffusion propagandiste de la télévision nationale mauricienne, qui détient le monopole de l’information télévisuelle depuis trop longtemps. En tant que média privé, le Défi Media Group souhaite que la population mauricienne est davantage accès à l’information libre et indépendante. Disponibles en streaming et sur tous supports possédant une connexion Internet, cette Web TV constitue une véritable évolution dans la façon de regarder la télévision à Maurice.

Cela relance la compétition entre les médias mauriciens. Les deux autres principaux quotidiens de l’île, l’Express et le Mauricien, assistent à l’avancée du Defimedia et commencent à réaliser qu’il est grand temps de rentrer dans l’ère de la télévision mobile.

Ci-dessous une vidéo faits divers…


Texte rédigé par Amandine Fournier

Le nouveau défi du Huffington Post: une web-TV

Après ses récentes implantations en Europe et au Québec, la poule aux œufs d’or d’AOL franchit une nouvelle étape dans son expansion avec le lancement d’une web-tv : The Huffington Post Streaming Network.

Mais où s’arrêtera donc Arianna Huffington ? Après s’être imposée avec brio dans ce délicat secteur qu’est l’information sur le web et avoir exporté son bébé à l’étranger (de nouvelles versions Allemande, Japonaise et Brésilienne devraient également voir le jour, un peu plus d’infos ici) la fondatrice du Huffington Post se lance un tout nouveau défi : la création d’une web-TV.

Huffington Post Streaming Network (ou plus sobrement HPSN) sera lancé l’été prochain. Selon Roy Sekoff, l’un des membres fondateurs du Huff’Post, l’HSPN se veut être un savant mélange entre CNN (chaîne d’informations qu’on ne présente plus), Youtube (le site de partage de vidéos aujourd’hui connu de tous) et The View (Talk-show matinal ultra-populaire aux Etats-Unis et animé, par l’ancienne actrice Whoopi Goldberg, et pour voir ce que ça donne c’est par ).

Roy Sekoff, l’une des têtes pensantes à l’origine du Huff’Post

Un “talk-show continu”

C’est par cette expression que Roy Sekoff a décrit les contenus prochainement proposés par l’HSPN. Le média se veut participatif et interactif en invitant les internautes à se joindre aux différents débats. Par exemple, lors de la conférence de presse d’annonce du lancement de la web-tv (faite début février), un extrait vidéo d’un futur programme intitulé “Defend Your Comment” (défendez votre commentaire) a été dévoilé. Ici deux internautes débattront sur un thème précis via skype et les autres pourront réagir via Facebook avec une tierce personne chargée de dévoiler les commentaires laissés par les spectateurs. “Les gens ne veulent pas seulement qu’on leur parle mais ils veulent prendre part au débat ” a insisté Roy Sekoff lors de la conférence de presse. Les programmes aborderont l’ensemble des thèmes d’information développés dans les rubriques du Huff’Post à savoir la culture,la politique ou encore le social.

Arianna Huffington nouvelle papesse des médias

Des équipes des deux côtés de l’Amérique pour 12 heures de contenus quotidiens.

Et pour produire les contenus prochainement diffusés sur l’HSPN, Roy Sekoff a précisé qu’une équipe d’une centaine de personnes est prévue. Sans compter bien sûr, les journalistes et contributeurs habituels du Huff’Post qui participeront également aux programmes à venir. Les équipes de production se partageront la charge de produire 12 heures de programmes quotidiens (le reste de la journée, les émissions de direct seront rediffusées sur la web-tv). La production se fera entre New York, où 8 heures de programmes seront réalisées et Los Angeles, qui produira les 4 heures restantes. Et les dirigeants du Huff’Post n’ont pas cacher leur ambition d’atteindre les 16 heures de programmes en continue par jour dés 2013.

Évoluer pour s’imposer

Avec l’HSPN, le Huff’Post franchit une nouvelle étape, mais montre également sa volonté de s’imposer parmi les médias d’information web qui sont de plus en plus nombreux à investir dans un secteur vidéo propre à leurs sites web.  La vidéo est devenue une plus-value pour bon nombre de médias présents sur internet qui n’hésitent plus à investir dans la production de contenus vidéos afin d’enrichir leurs articles. A l’instar du site du Wall Street Journal diffusant quatre heures d’émissions live quotidiennes, ou encore le Washington Post et le  New York Times qui ont récemment décidé de renforcer la vidéo sur leurs sites (le NY Times a commencé la production de “webcast” consacré à l’information économique et le W.Post la production de reportages vidéos mettant en scène ses journalistes phares)

Pour conclure cet article, qui mieux que la fondatrice du Huff’Post pour parler de son nouveau projet. Attention, l’interview qui n’est pas sous-titrée, est donc réservée aux anglophones avertis.

Arianna Huffington’s Vision of Interactive Video Journalism

Texte rédigé par Florent Bovicelli

Dojd : une Web TV qui donne la parole au peuple russe

Parmi les médias russes, seule la petite télévision Dojd, lancée sur le Web en avril 2010, couvre les différentes manifestations anti-Poutine suite aux élections législatives du 4 décembre dernier. Une fenêtre ouverte pour le peuple face aux chaînes traditionnelles de l’État contrôlées et censurées.

« Pas de voix ». Manifestation à Saint-Petersbourg le 10 décembre 2011 (Quoi.info/Reuters).

Nouvelle technologie = liberté de parole ? Cela semble être le cas en Russie, surtout depuis la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives le 4 décembre dernier. Suivie uniquement par la télévision russe Dojd, la manifestation du 10 décembre pour dénoncer les fraudes pendant les élections a été retransmise pendant près de trois heures.

Seule contre tous
Dojd, contrairement aux principales chaînes sous contrôle de l’État qui ont couvert les manifestations a minima, a diffusé de nombreux débats politiques en plus des protestations sur le thème : “Les élections qui nous ont changés“. Disponible depuis peu par satellite, cette Web Tv a conquis les spectateurs : l’audience a été multipliée par cinq dans la semaine des législatives. Malgré cela, Dojd n’est pas une chaîne militante mais indépendante. “Nous invitons et l’opposition et Russie Unie (le parti au pouvoir), c’est comme ça que toutes les chaînes devraient fonctionner”, relève-t-il. “Nous voulons que la Russie soit un pays normal, libre et démocratique”(AFP).
“Une chaîne optimiste”, tel est son slogan, qui cultive cette originalité afin de se différencier des concurrents. “Notre but était de créer une télé pour les gens qui sont fatigués de la télé, qui ne regardent pas les chaînes habituelles”, explique le rédacteur en chef, Mikhaïl Zygar. Des spectateurs lassés de voir des chaînes de télévision qui ne rapportent que les faits et gestes du Premier ministre Vladimir Poutine et du Président Dmitri Medvedev, une Web Tv pour éviter la propagande.

Une Web Tv libre, mais à quel prix ?
Avec l’arrivée des présidentielles en mars 2012, Djod est menacée. Vladimir Poutine souhaite revenir au pouvoir. “Ils prennent un vrai risque”, relève Arina Borodina, journaliste spécialisée dans les médias au quotidien Kommersant. “Depuis les élections, (Dojd) est devenu très populaire, elle a gagné la confiance des spectateurs et j’ai peur que quelque chose ne lui arrive désormais” (AFP). D’autant plus que plusieurs journalistes russes ont déjà été privés de leur fonction pour leur couverture des législatives.
Pavel Lobkov, un reporter de la chaîne de la télévision russe NTV a été limogé mardi dernier à la suite d’un reportage sur les fraudes pendant les législatives. La chaîne a mis fin à son contrat après les faits et a bloqué son téléphone portable.
Echo de Moscou, une radio d’opposition, est aussi dans le collimateur du pouvoir. Vladimir Poutine s’en est pris au rédacteur en chef Alexei Venediktov en l’accusant publiquement de l’insulter et de servir les pays étrangers (Reuters).

Le Web comme échappatoire
La liberté d’expression se relève donc dangereuse dans un pays contrôlé par l’État. Djod se met en danger. Mais la censure reste plus difficile sur la toile. Le principe de la Web Tv (uniquement diffusible sur internet) permet de s’adresser à tous et de laisser tout le monde s’exprimer. C’est ce qui fait le succès et la longévité de Djod. Les nouvelles technologies sont une nouvelle forme de liberté d’expression, une ouverture sur le monde. Grâce au Web, les barrières de l’État sont repoussées.

Texte rédigé par Coralie Horgue