+
archives

réseaux sociaux

Ce tag est associé à 4 articles

JO 2012: les nouveaux médias au service du sport

Dans 81 jours très exactement, le monde entier aura les yeux rivés sur Londres, capitale organisatrice des Jeux Olympiques de 2012. En attendant le grand jour, Alex Balfour, à la tête de New Media pour les Jeux Olympiques et Paralympiques Londres 2012 paufine sa stratégie pour mettre les nouveaux moyens de communication au service de cet événement sportif mondial.

Qu’on soit passionné de sport ou non, on a peu de chance d’échapper à cet événement sportif planétaire. Pour l’édition 2012, les Jeux Olympiques impliquent 205 nations, 15 000 athlètes, 20 000 journalistes et représentants de médias et 7 000 volontaires ; un challenge de taille en terme de communication, dans un paysage médiatique qui a bien changé depuis les derniers Jeux de 2008 à Pékin. En 4 ans, le haut débit a remplacé le dial-up (modem fonctionnant avec une ligne téléphonique), l’accès à la 3G s’est rependu et la popularité des réseaux sociaux n’est plus à démontrer.

Le comité New Media en charge de la communication pour la manifestation sportive compte bien mettre à profit ces avancées technologiques; surfant sur cette vague des nouveaux médias, le comité lancera deux applications pour smartphones : l’une répondant au nom de « Join In », qui suivra le parcours de la torche olympique et fournira des informations à propos des événements culturels, l’autre intitulée « Results » qui donnera, aussi surprenant que cela puisse paraître, les résultats de la compétition en temps réel. Le site internet du comité des jeux London 2012 invite les gens à s’enregistrer pour suivre en temps réel l’actualité de la manifestation sportive. Jusqu’à présent, 4,3 millions de personnes s’y sont inscrits mais Alex Balfour espère bien voir les adhésions augmenter à mesure que les Jeux Olympiques approchent. Au menu du site internet tout de fluo vêtu, une description de chaque discipline, une biographie des athlètes et bien sûr un calendrier pour ne rien rater . Des photos de Getty, photographe officiel de l’événement, seront aussi disponibles en ligne ; aucune vidéo en revanche puisque le diffuseur officiel en a l’exclusivité.

En attendant le début de la manifestation sportive le 27 juillet prochain,
les visiteurs du site Getty Images peuvent admirer des photos de
Londres ainsi que des précédents Jeux Olympiques.

Considérant les médias sociaux comme une véritable opportunité pour les Jeux Olympiques, Balfour encourage chacun à partager à travers Facebook et Twitter. « Ce qui est nouveau pour un événement de cette envergure, c’est que les sportifs seront eux aussi actifs sur les réseaux sociaux, explique-t-il. Cela plongera les spectateurs au cœur de la vie de leurs sportifs favoris ». Un bon moyen donc pour recueillir les impressions d’un athlète après un exploit sportif et pour accéder à des tweets qui entreront peut être dans la posterité. Le comité responsable de la communication a en effet créé un compte dès le 2 février 2009, @London2012 destiné à stimuler l’interaction avec les followers (496 587 au moment où ces lignes sont écrites) et les renvoyant régulièrement sur les comptes d’athlètes participant à la compétition. Le comité, en prise directe avec les amateurs de sport surveillera au plus près les réseaux sociaux afin d’analyser les sujets qui intéressent les internautes et de répondre à leurs attentes. Cette année, les amateurs de sport devraient plus que jamais être au coeur de l’événement.

London2012 met l’interaction avec ses followers au coeur de ses préoccupations

Texte rédigé par Tania Messaoudi

La Belgique a envie de tweet

Semiocast, spécialiste français des conversations sur internet, a publié en Février les résultats d’une étude sur le nombre d’inscrits à Twitter. Et ces résultats sont sans appel, la Belgique se laisse gagner par la fièvre du tweet. La barre symbolique du million d’utilisateurs a été franchie et plus encore, ce sont les résultats à l’échelle mondiale de cette étude qui sont révélateurs: Twitter est en train de conquérir le monde.

383 millions de twittos, et moi, et moi, émoi. Souvent barré par Facebook lorsque les médias s’empressent de parler de la folie des réseaux sociaux, Twitter est également en pleine expansion. Si vous êtes sur ce blog, l’outil vous est probablement familier et il est inutile de revenir sur le #fonctionnement de celui-ci. Tout comme il est inutile de préciser qu’il est bien réducteur de ranger Twitter et Facebook dans la même case “réseaux sociaux”, tant les deux plateformes n’ont rien ou si peu en commun.

Mais les chiffres, eux, nous offrent un point commun entre les deux: ils sont en pleine expansion. Les statistiques publiées au début du mois de février témoignent d’une progression certaine de Twitter. En Belgique, puisque c’est à ce pays que l’on s’intéresse dans cet article, le réseau social a ainsi récemment dépassé la barre symbolique du million d’utilisateurs. Ca peut paraître peu, seulement une fois que l’on a pris en compte le fait que la Belgique est un petit pays de onze millions d’habitants, on prend conscience de l’ampleur du phénomène. 10% de la population Belge est sur Twitter. Une fréquentation qui a doublé par rapport au 1er janvier de l’année dernière, où l’on comptait tout de même déjà 520 000 inscrits.

Sur ce million de comptes, seul un quart cependant sont réellement actifs, c’est à dire ont twitté entre septembre et décembre dernier. Un score dans la moyenne mondiale, le record du monde de taux d’activité sur le site étant détenu par le voisin néerlandais, avec 33%. Puisqu’on parle des Pays-Bas, sachez d’ailleurs que le néérlandais est la sixième langue la plus parlée sur Twitter, alors que les Pays-Bas n’occupent que la dix-septième place des pays représentés. Merci la Flandre?

Peut-être, mais merci en tout cas aux différents médias qui ont compris que l’outil pouvait leur permettre de se développer. Effet boomerang oblige, voilà qui a développé l’outil. C’est le cas notamment de la RTBF, qui outre une présence active sur le réseau, l’intègre aussi lors de certaines de ses émissions. Ainsi, son émission à succès du moment, The Voice, sur la Une, diffuse en direct à l’écran des tweets postés par les internautes pendant l’émission. Exemple parmi d’autres d’une télévision qui évolue avec son temps.

Le Premier Ministre Belge Elio Di Rupo montre l’exemple à ses concitoyens.
Il est actif sur Twitter, et dans les deux langues s’il-vous-plaît

Le plat pays se classe à la 35ème place mondiale des pays les plus représentés sur Twitter. Avec 0,28% des twittos dans le monde, le poids de nos amis d’Outre-Quiévrain n’est pas bien lourd certes, mais il est représentatif d’une tendance mondiale. Twitter a doublé sa fréquentation en Belgique, il l’a également doublé dans le monde. De 192 millions d’inscrits, le site est donc passé à 383 en ce début d’année 2012. Où va-t-il s’arrêter? Certainement pas en si bon chemin. Si l’on prend en compte les zones géographiques qu’il reste à conquérir, et l’engouement pour le site qui semble se développer de plus en plus dans les médias dits traditionnels, vous n’avez pas fini de twitter.

Texte rédigé par Damien Shernetsky

Internet : l’info taillée sur mesure grâce aux infomédiaires

C’est un fait avéré : la toile est aujourd’hui une source d’informations colossale. Elle est d’autant plus sollicitée par les lecteurs avides de news qu’elle met à disposition des contenus actualisés, gratuits et en provenance du monde entier. Le tout, en seulement quelques clics.  Mais si Internet fournit une multitude d’informations, il est aussi victime de son succès, le revers de la médaille étant que l’internaute peut très vite se retrouver submergé par une multitude de  contenus et avoir du mal à accéder à l’information recherchée. Pire encore, il peut avoir des difficultés à discerner l’info de l’intox. C’est à ce moment là que le rôle des infomédiaires prend toute son ampleur.

 Définition
Ce terme est un néologisme construit à partir des termes “information” et “intermédiaire”. Un infomédiaire est donc un intermédiaire entre l’information et le lecteur. Chronologiquement, le premier infomédiaire serait le moteur de recherche, puisque déjà à l’ère du web 1.0, on pouvait facilement accéder à des sites d’informations en passant par Yahoo, Wanadoo ou Google.
Aujourd’hui, l’infomédiation va beaucoup plus loin puisqu’elle est personnalisée. Autrement dit, le lecteur a dorénavant la possibilité de décider de l’information qui lui sera communiquée. Il n’est plus contraint à se plier à la liste infinie de liens édités par le moteur de recherche. A travers cet article, je vous propose donc de faire un tour d’horizon des nouveaux infomédiaires. Des réseaux sociaux, aux agrégateurs de contenu, en passant par les alertes e-mail et les plateformes de curation.

 Les réseaux sociaux
L’information via les réseaux sociaux connaît un succès grandissant, surtout auprès de la jeune génération qui s’informe en grande partie sur Internet et notamment sur ces réseaux. Ces infomédiaires ayant un fonctionnement bien particulier, il est nécessaire que les médias s’y adaptent s’ils veulent atteindre leur cible. La plupart du temps, cela se manifeste par la mise en place d’applications accessibles via le réseau social, permettant un accès facile à l’information.
Sur Facebook, par exemple, il est possible d’ « aimer » la page d’un journal et par conséquent, de recevoir sur sa page d’accueil les informations en provenance du journal en question. La célèbre invention de Mark Zuckerberg constitue ainsi un apport crucial pour les sites d’information puisque nombre d’entre eux récupèrent une partie de leur audience via le réseau social.

En étant « fan » de 20minutes.fr, je reçois directement sur ma page d’accueil Facebook les infos provenant du journal. 

Twitter est également un infomédiaire efficace. Il est d’autant plus intéressant que la concision qu’il requiert (140 caractères max par tweet) participe à la clarté du message.  L’accès à l’information y est personnalisé puisque l’on ne reçoit que les tweets des abonnements que l’on suit. L’information désirée défile sous nos yeux et cet infomédiaire est aussi passionnant parce qu’il puise sa force dans son caractère instantané et dans son pouvoir de diffusion rapide. Le risque étant néanmoins de perdre le fil de l’info et de ne plus s’y retrouver si l’on a trop d’abonnements.

Sur la page d’accueil de mon profil Twitter, je ne reçois que les tweets de mes abonnements.

Les agrégateurs de contenu
Un agrégateur de contenu permet à l’internaute de rassembler les informations qui l’intéressent sur une seule et même page. Ces informations, tirées de divers sites web, se présentent sous forme de modules. Elles sont mises à jour quotidiennement et automatiquement. Ainsi, lorsque l’internaute ouvre la page de son agrégateur, il a un aperçu rapide des modules d’informations qu’il aura mis en place. Parmi les agrégateurs de contenus les plus populaires, nous retiendrons iGoogle ou encore Netvibes. Autres interfaces intéressantes, Webwag et Rssnewsbox sont des agrégateurs de flux RSS (voir explication ci-dessous).

 Sur la page d’accueil de mon agrégateur de contenu iGoogle, j’ai un aperçu des infos provenant des sites internet qui m’intéressent, grâce aux modules que j’ai mis en place. J’ai également la possibilité de créer des onglets (à gauche) pour classer mes différents modules.

Pour recevoir les informations des sites internet que l’internaute a choisi de mettre en avant dans son agrégateur de contenu, il doit s’abonner aux flux de ces sites. Ces derniers sont produits automatiquement, en fonction des mises à jour des sites en question et apparaissent souvent en bas de page. On les reconnaît car ils se présentent sous la forme du logo ci-dessous. On parle de flux RSS.

Les alertes
Lorsqu’il créé une messagerie, l’internaute a également la possibilité de créer des alertes en choisissant les sujets qui l’intéressent. Par exemple, s’il recherche activement un stage en journalisme, il peut créer l’alerte “stage journalisme” et sera prévenu sur son adresse e-mail de la publication d’articles comprenant cette expression, quotidiennement. Gmail, la messagerie de Google permet de créer ce type d’alerte.

 

Alerte « stage journalisme » sur ma boîte Gmail

Dans le corps du mail, un lien vers l’article comprenant les mots « stage » et « journalisme »

Les plateformes de curation
Certains individus se positionnent comme des infomédiaires à part entière. Ils effectuent un travail de recherche, de tri de l’information et proposent aux internautes une sélection de contenus sur une thématique donnée. A mi chemin entre le veilleur et le journaliste, ils se proposent d’être les intermédiaires entre le lecteur et les sites d’informations. Ces individus, on les appelle les curateurs.  Un nouveau métier du web, conséquence directe du développement de l’infomédiation.

Pour la petite histoire

Historiquement, le curateur appartient au domaine des arts et exerce sa fonction au sein des musées. Son rôle : choisir, trier et sélectionner des œuvres pour exposition, dans l’optique de mettre en lumière une thématique sur laquelle le spectateur est amené à s’interroger. Dans le cadre du web, le curateur est soumis aux mêmes fonctions de tri, de filtrage et de sélection, appliquées cette fois-ci à du contenu. Ainsi, il va définir un thème précis et réunir autour de ce thème une sélection de sources issues d’Internet qu’il diffusera sur une plateforme. Le but étant de synthétiser, d’éditorialiser et de fournir à l’internaute une sélection des contenus les plus pertinents sur un sujet donné.

 

Pour exercer leur activité, les curateurs de contenus utilisent des plateformes. Elles présentent les contenus de manière différente (modules, perles, etc.) et chacun y trouvera son compte. Parmi ces plateformes, on retiendra les exemples de Pearltrees, Scoop it ou encore Paperli, qui a la particularité de permettre au curateur de créer un journal quotidien public personnalisé, composé d’articles provenant des comptes Twitter qu’il suit.

Pearltrees sur le thème des serious games // par Lucile Jeanniard

Scoop it sur le thème des réseaux sociaux // par Stéphane Favereaux

Paperli proposé par Yannick Chavanne (Protextuel)

Que tirer de cette analyse ?
Sans doute, l’évolution des infomédiaires vers un rapport plus personnalisé s’inscrit dans le développement logique des usages de l’individu post moderne. Grâce aux infomédiaires, le consom’acteur choisit en amont ses sources d’information. De cette manière, il gère et maîtrise les contenus qu’il reçoit.
Pour ce faire, il est nécessaire qu’il soit familier aux nouveaux outils qu’implique cette nouvelle forme de consommation médiatique. Des outils qui peuvent parfois représenter un obstacle pour les non habitués de l’univers numérique. Ainsi, il sera  plus facile pour un digital native de manier l’infomédiation que pour un digital immigrant. Mais ça, c’est une autre histoire.

Texte rédigé par Marylin Epée

La fonction “application” sur Facebook au secours du Guardian

En septembre dernier, lors de la conférence annuelle de Facebook dévoilant au grand public les nouveautés du site, Mark Zuckerberg (P-DG du réseau social) a annoncé le lancement de l’application du quotidien The Guardian sur son site. Comme le Washington Post ou the Wall Street Journal, The Guardian a choisi de s’appuyer sur le géant des réseaux sociaux pour transmettre l’information. Un choix qui annonce une nouvelle manière d’écrire pour séduire un nouveau lectorat.

Le 22 septembre 2011, à l’heure où les écoliers reprenaient le chemin de l’école, le journal The Guardian a préféré emprunter le chemin des réseaux sociaux avec le lancement de son application sur Facebook. Le but de cette application est de s’appuyer sur une fonctionnalité déjà familière aux utilisateurs du géant Facebook pour leur faire découvrir la qualité du contenu du Guardian. L’application du quotidien britannique mise sur l’expérience de l’accès à l’information sans quitter Facebook,tandis que The Independent ou encore Yahoo! News ont fait un pari différent; leur application renvoie directement sur leur site d’information.

Cette application présente l’avantage de proposer aux lecteurs une sélection d’articles plus personnelle et donc plus pertinente. Pour Meg Pickard, la responsable du développement des médias sociaux du Guardian Media Group il s’agit également d’attirer de nouveaux lecteurs potentiels, incités par les interactions, notifications et autres articles du Guardian publiés sur le mur de leurs amis. Objectif atteint puisque l’application compte déjà 2,2 millions d’utilisateurs actifs par mois. Un succès qui se traduit  par une moyenne très honorable d’un million de pages vues chaque jour. A noter que les moins de 25 ans représentent plus de la moitié des utilisateurs  de l’application; rien d’étonnant à cela puisque parmi les 750 millions d’utilisateurs de Facebook, 46% ne dépassent pas le quart de siècle. Andrew Miller, directeur général de la maison mère Guardian Media Group se félicite de ces résultats, évoquant la difficulté pour les nouvelles organisations d’atteindre cette tranche de la population.

Devant de telles statistiques des questions se posent :  The Guardian, et plus généralement les journaux présents sur les réseaux sociaux sont-ils en passe d’adapter le format et le contenu de leurs articles à l’âge de leur nouveau lectorat? Lorsqu’on sait que les moins de 25 ans sont réfractaires aux articles trop denses, aux termes trop complexes et leur préfèrent les vidéos, la question est loin d’être inintéressante.

Une autre incertitude liée à l’application concerne la confidentialité des articles consultés. En effet,l’application Facebook du Guardian enregistre et partage tous les articles lus par son utilisateur,tout comme l’application Yahoo! News. Les articles apparaissent dans le fil d’information mais aussi dans une boite d’information sur le profil de l’utilisateur. Concrètement,les articles consultés par l’utilisateur via l’application sont visibles par ses amis. Moyennement glamour pour les amateurs d’articles à propos du saucisson brioché (dans le meilleur des cas). Le blogueur Dave Winer, dans un billet intitulé «Facebook is scaring me » (Facebook me fait peur) apparente cette nouvelle fonction à un logiciel malveillant : « Cette fois ils font quelque chose d’effrayant, qui ressemble à un virus. Ce genre de comportement mérite un nom péjoratif, comme le phishing, le spam ou le cyber-espionnage  ».

Mark Zuckerberg a déclaré à la fin de la conférence, à l’attention des développeurs « Il faut repenser certaines industries! ». Il y a fort à parier que la révolution des médias par les réseaux sociaux ne fait que commencer… Le patron de Facebook n’a donc pas fini de nous surprendre!

Texte rédigé par Tania Messaoudi