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Edition Amérique du nord

Vers la création d’un statut de journaliste au Quebec

Il y a quelques mois, les membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ont voté à 87 % pour la mise en place d’un titre de journaliste professionnel. Aujourd’hui, à un tournant de l’histoire médiatique, les journalistes souhaitent se distinguer des blogueurs et des journalistes-citoyens. Quelles solutions pour y parvenir?

La FPJQ vit là un changement majeur de sensibilité de la part de ses adhérents. Déjà, au milieu des années 2000, la question avait déjà été abordée, mais en vain.Les débats restent houleux entre les défenseurs et les opposants au projet. Déjà, avec le rapport Payette, la question était lancée.
En plus de l’adoption d’un titre professionnel, le rapport de la FPJQ recommande l’instauration d’une aide financière de Québec et des allocations annuelles allouées au Conseil de Presse. Par ailleurs, la Fédération souhaiterait que les journalistes québécois soient dans l’obligation de s’acquitter de cours de français chaque année pour participer à la défense de cette langue.
Lors de l’assemblée générale de la FPJQ, fin 2010, les administrateurs ont voté à l’unanimité en faveur de l’élaboration d’un titre. Et finalement, le vote d’avril 2011 confirme la volonté d’une partie des journalistes de voir leur profession reconnue et protégée.

«Il y a une majorité significative de journalistes qui veut la création d’un titre», Brian Myles, président de la FPJQ. 

Il faut souligner que tous les journalistes québécois ne sont pas membres de la FPJQ. Ce n’est donc pas la majorité des professionnels qui appui ce programme. Dans tous les cas, la décision finale reviendra au gouvernement libéral, qui, par une loi, décrétera ou non la création du titre.
«On veut un titre pour différencier les journalistes des blogueurs, pour obtenir des droits et pour contrer les pressions externes. Les gens sont de plus en plus craintifs dans le métier, il faut dire qu’on gère une longue décroissance», poursuit le président de la fédération.

Des nouveaux modèles
Deux modèles pourraient émerger d’une telle décision. Un modèle à la française ou des critères d’attribution ressemblant à ceux qu’utilise aujourd’hui la FPJQ, c’est à dire que chacun serait libre d’y adhérer ou pas.
En France ou en Italie la carte de journaliste est obligatoire et confère des privilèges et des responsabilités. Le Québec semble se diriger vers un autre modèle plus léger que le français.
«Il faut encore peaufiner la démarche et rencontrer surtout rencontrer les autorités», conclut Brian Myles.
Ce genre de titre n’existe pas du côté du Canada anglophone, ni même aux États-Unis. Le Québec serait donc la première province à mettre en place un tel système de régulation de la profession. Un bon point pour la Belle Province.

Texte rédigé par Maxence Knepper

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