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Edition Europe

“Quand la dynamique web-papier est maîtrisée, elle permet de générer des profits”

L’Avenir.net est le 5ème site d’information le plus visité en Belgique francophone selon le Centre d’Information sur les Médias. Ce score est d’autant plus significatif qu’au sein de ce top 5, le site du quotidien régional belge affiche la plus nette progression, avec une hausse d’audience de 16,2 %. “L’Avenir est au contenu” nous dit le journal, mais il est aussi au Web comme nous l’explique Nathanaël Jacqmin, l’un des trois Rédacteurs en chef-adjoint du quotidien


L’Avenir est au contenu… et au web.

 

Horizons Médiatiques / Lucile Jeanniard : Le web apporte-t-il réellement un nouveau souffle à votre rédaction papier?
Nathanaël Jacqmin :
Dans un premier temps, les journaux papier sont dans une phase où toute l’info papier bascule sur le web. Sauf qu’à terme, c’est vraiment signer l’arrêt de mort du papier. Pourtant, c’est une phase un peu obligatoire au départ, car les rédactions ne passent pas du jour au lendemain à travailler sur plusieurs supports. C’est très progressif.

L’Avenir est aujourd’hui sorti de cette phase de transition…

 

 

Le tout est maintenant d’atteindre le juste équilibre entre le papier et le web, car ces deux supports peuvent être réellement complémentaires. Le papier coûte cher et les formats des journaux sont de plus en plus petits. Ainsi, pour un carnaval ou une festivité locale par exemple, nous publions une photo légende dans le journal en renvoyant le lecteur vers le site où il pourra en trouver 50 autres. À l’inverse, lorsque nous prévoyons de traiter une info dans le journal du lendemain, il n’est pas rare que nous publions un dix-lignes sur le site, pour signifier que nous avons l’information et pour renvoyer au journal du lendemain matin.

Je suis persuadé qu’en agissant ainsi, plutôt que de détruire le papier, nous permettons aux internautes qui ne nous connaissaient pas de savoir que notre titre existe. Et avec un peu de chance, ils achètent ensuite le journal papier, le consultent en format PDF ou à travers la version iPad ou iPhone. Grâce à tous ces nouveaux outils, mais aussi à Facebook, Twitter et Google+, notre marque est aujourd’hui connue dans des zones où elle n’existait pas avec le papier. Avant cela, L’Avenir ne couvrait pas des villes pourtant importantes comme Liège, Bruxelles ou Charleroi. Récemment, nous avons même engagé un journaliste web sur Liège et un sur Bruxelles qui ramènent également de l’info pour le papier. Tout cela forme donc un tout. C’est une belle dynamique web-papier qui, lorsqu’elle est maîtrisée, permet de mieux faire connaître la marque et de générer du profit.

 

Le studio vidéo de L’Avenir.net / Photographie de Jacques Duchateau, journaliste images multimédias de L’Avenir

 

Justement, est-ce que L’Avenir se porte bien financièrement?
Cela fait quatre ans que nous présentons un bilan positif. Dans le contexte actuel, c’est vraiment bien. Maintenant, c’est un marché très évolutif et la presse ne se porte pas bien d’une manière générale. Il ne faut donc pas non plus se reposer sur nos lauriers. Les défis à relever pour l’année qui vient sont vraiment importants. En effet, les bénéfices dégagés l’an passé permettraient à peine de couvrir l’indexation des salaires ou l’évolution du prix des matières premières. Cette année-ci, il faut donc impérativement engranger d’autres bénéfices. Et heureusement pour nous, le site nous offre énormément de possibilités à ce niveau là. Sur le net, le marché publicitaire est en pleine expansion. Et en tant que journal régional, nous pouvons également exploiter tout ce qui est publicité régionale.

 

La Une interactive du 23 avril 2012

 

Sur votre site d’info, vous proposez des vidéos, des coverit, des storify, des images interactives, ou encore des wordle. Est-ce cela qui permet une bonne dynamique web-papier?
Oui, c’est le genre d’outils qui apportent au site une réelle plus-value. Mais attention, l’important sur le web c’est de bien doser les choses. À L’Avenir, nous nous sommes par exemple posés la question de faire des coverit sur du tribunal ou des cours d’assise. Mais quel est l’intérêt finalement? Nos concurrents le font, mais doit-on forcément le faire? Je pense que non. Il y a des reportages de ce type là où oui c’est important d’avoir l’info dès que la condamnation tombe, le plus rapidement possible. Mais suivre tout un procès en coverit est à mon avis un peu un non-sens. Sur le net, on est vite emballé par la technologie. C’est vrai que sur le net on peut tout faire, mais ce qui est important aussi à un certain moment c’est de se mettre à la place de l’internaute, de voir réellement comment lui utilise internet. Je ne connais pas tellement d’internautes qui vont suivre un procès en coverit, c’est un peu ennuyeux. Je peux le comprendre pour un match de foot par exemple, le direct a de l’intérêt dans ce cas là. Mais il ne faut pas non plus faire du live pour tout.

L’Avenir a-t-il encore des projets pour le web ?

 

Pour découvrir toutes les possibilités qu’offre L’Avenir à ses internautes, direction pearltre

Entretien réalisé par Lucile Jeanniard

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